Paris: gain hebdo de +1%, nervosité après série de stats US.
(CercleFinance.com) - Wall Street se montre aussi hésitant que les places européennes à la mi-séance: le Dow Jones, le Nasdaq et le "S&P" s'effritent de -0,15% en moyenne, les chiffres du jour pouvant donner raison aussi bien aux optimistes qu'aux pessimistes.
C'est pour cette raison que le CAC40 est parti "un peu dans tous les sens" au cours de l'après-midi, perdant jusqu'à -1,5% à 3.600Pts, il s'est redressé de +80Pts avant de reperdre 1% sur ses sommets inscrits vers 16H50 pour en terminer sur un modeste repli de -0,25% (ce qui préserve un gain hebdomadaire de +1% très exactement).
Les indices US qui avaient ouvert en repli de -1% étaient revenus à l'équilibre après une heure de cotations, mais Wall Street ne s'est pas vraiment rassuré avec le PMI de Chicago qui rebondit à 62,3 (contre 59 le mois précédent) mais qui demeure dans de "basses eaux".
C'est surtout le chiffre de la confiance du consommateur de l'Université du Michigan (publié à 15h55) qui a provoqué un net sursaut des indices US: il ressort à 67,8 alors que le consensus tablait sur une score de 67 après une première estimation de 66,5 mi-juillet.
Globalement, la confiance décline nettement au mois de juillet... mais les opérateurs semblaient vouloir ne retenir que le " moins que prévu ".
En Europe, les opérateurs n'ont fait aucun effort pour faire clôturer les indices dans le vert (malgré des replis symboliques à 17H29) : l'Euro-stoxx50 s'effrite au final de -0,4%, Milan de -0,35%, Madrid chute de -1,5% et Francfort grappille "en solo" +0,22%.
Les opérateurs avaient peut être sur-réagi lors de la parution de chiffres US relativement " mineurs " comparés à celui concernant la croissance américaine au 2ème trimestre 2010 : elle a ralenti comme prévu à +2,4% en rythme annuel... mais le "comme prévu" s'arrête là, car le diable se niche dans les détails !
Les statistiques américaines sont en effet une source intarissable d'étonnement: alors que la croissance du 1er trimestre avait été revue par deux fois à la baisse, avec au final une estimation "plus fine" de 2,7%, voilà que surgit brutalement 1% de croissance supplémentaire -sortie de "nulle part"- qui propulse le PIB US à +3,7%, un chiffre en fait très proche de l'estimation initiale de fin avril dernier.
En France, une marge d'erreur de 0,2% serait considéré comme un manque de sérieux et ferait planer l'ombre du doute sur la manipulation politique de l'outil statistique national.
C'est peut être le compartiment de l'énergie qui a fait preuve de plus de cohérence avec un repli de -1,5% en réaction au PIB US et une poursuite des dégagements (-0,8% à 77,8$) après le PMI de Chicago.
Après le " Beige Book " publié mercredi, le scénario privilégié par la FED demeure celui d'un ralentissement économique au 2ème trimestre, ce qui amène l'un de ses membres -James Bullard- à évoquer de nouvelles mesure de soutien monétaire à la croissance, en l'absence de nouveaux plans de relance financés par la dette (Ben Bernanke plaide pour une réduction des déficits).
Toujours au chapitre économique, on notera que, dans la zone euro, le taux de chômage est resté stable à 10,00% en juin (il atteint plus de 20% en Espagne) et que le taux d'inflation annuel s'accélèrerait à 1,7% en juillet contre 1,4% au mois de juin.
A Paris, la séance a été animée par de nombreux "trimestriels": une dizaine d'entreprises ont dévoilé leurs comptes entre hier soir et ce vendredi matin.
Les performances d'Alcatel-Lucent (+11% à 2,30 euros grâce à une hausse plus forte que prévu du résultat d'exploitation) ont écrasé la concurrence: EADS suit de très loin (+3,3), devant Schneider (+2,4% ) et EADS (+3,4%).
En revanche, les résultats de Lafarge (-3,9% à 41,9 euros), Saint-Gobain (-1,9% à 32,7 euros) et secondairement Michelin (-1,5) furent moins bien accueillis.
CGG Veritas fermait la marche au sein du SBF-120 avec une chute de -5,25%, entraînant dans son sillage Vallourec avec -3%
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