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Paris: s'en tire mieux que W-Street qui décroche de -2,1%

(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris termine sur une note positive de +0,54% et achève de creuser l'écart par rapport aux autres places européennes qui s'effritent de -0,06% (E-Stoxx50 à 3.
158Pts et -7,5% hebdo).
Le CAC40 affiche un repli de -6,5% hebdo qui résulte de l'effet "douche froide" du reconfinement.
Reste à savoir si les investisseurs ont "pricé" un mois de confinement, ou l'hypothèse très probable d'une fin d'année pourrie, sans vacances de Noël, sans réveillons, avec une montée de la pauvreté et d'une déprime généralisée des consommateurs.

Wall Street qui avait rouvert en net repli (-0,9%) suite aux inquiétudes sur la croissance mondiale sur fond de reconfinements, s'enfonce dangereusement à 90 minutes de la clôture.

Le "Dow" plonge de-1,8%, le "S&P" de -2,2% et le Nasdaq de -3,1% (dans le sillage d'Amazon (-5,7%) et d'Apple à -6,5% (après des ventes d'i-Phone décevantes en Chine).
Le Nasdaq décroche de -6% sur la semaine et et passe négatif in extremis sur le mois d'ocrobre (-2,7%).
L'incertitude sur l'issue des présidentielles se rajoutent au facteur "Covid": le pire des scénarios serait un résultat suffisamment serré dans une poigné de "swing states" pour être contesté.

Cette crainte occulte plusieurs statistiques positives de premier plan en zone euro et aux Etats-Unis.
L'économie de la zone euro a dépassé les attentes en affichant une croissance de 12,7% au troisième trimestre, à en croire la première estimation rendue publique vendredi par Eurostat.
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Sur la période allant de juillet à septembre, le PIB "CVS" de la région a augmenté de 12,7% par rapport au trimestre précédent, selon l'estimation rapide préliminaire de l'office statistique de l'Union européenne.

Il s'agit, de loin, de l'augmentation la plus importante depuis la première parution de la statistique en 1995, précise Eurostat... mais il ne faut pas s'emballer, par rapport à fin septembre 2019, le PIB recule encore de -4,3%.

A titre de comparaison, les analystes attendaient un rebond de l'activité de l'ordre de 9,5% après la chute de 11,8% du PIB de la zone euro au deuxième trimestre.

D'après Eurostat, c'est la France qui a signé le redressement le plus important (+18,2% après -13,7% au T2), suivie par l'Espagne (+16,7%) et l'Italie (+16,1%).

Aux Etats Unis, le moral du consommateur américain s'améliore un peu plus que prévu en octobre, au vu de l'indice de confiance de l'Université du Michigan qui s'établit à 81,8 en données définitives. Il avait été annoncé à 81,2 en estimation préliminaire, après 80,4 au titre du mois précédent.

Le chiffre le plus attendu concernait les dépenses de consommation des ménages américains: elles ont augmenté de 1,4% en septembre par rapport au mois précédent aux Etats-Unis, d'après le Département du Commerce, une hausse supérieure aux attentes des économistes.

Par ailleurs, leurs revenus se sont accrus de 0,9%, une progression dépassant là aussi le consensus. En août par rapport à juillet, les dépenses et les revenus des ménages US avaient respectivement augmenté de 1% et reculé de 2,5%.

Quel contraste avec la France en septembre 2020: après un spectaculaire rattrapage en juillet et août, les dépenses de consommation des ménages en biens se replient très fortement (-5,1% en volume après +2,2% en août) et repassent ainsi en dessous de leur niveau de février (-0,5%), pour la première fois depuis mai.

L'Insee, qui publie ces chiffres, précise que ce repli provient de la baisse importante des achats de biens fabriqués (-6,8%) et alimentaires (-4,8%), et dans une moindre mesure des dépenses en énergie (-0,9%).

Sur l'ensemble du troisième trimestre 2020, la consommation des ménages rebondit vivement (+16,4% après -7,1% au deuxième trimestre), dépassant son niveau du troisième trimestre 2019 (+1,3%).

Selon les estimations de l'Insee, les prix à la consommation dans l'Hexagone devraient être stables en octobre 2020 par rapport au même mois un an plus tôt, et ce pour le deuxième mois consécutif.

De bonnes statistiques ne seront peut-être pas suffisantes pour faire oublier aux investisseurs les interrogations qui continuent d'entourer l'évolution de la pandémie de coronavirus.

"Les niveaux d'hospitalisations dans certains pays commencent à s'approcher des pics qui avaient été enregistrés au cours de la première vague", s'inquiètent ce matin les équipes de Deutsche Bank.

La cote reste par ailleurs animée par de nombreuses publications de résultats à Paris, en Europe et surtout aux Etats-Unis.

La saison des trimestriels s'est poursuivie hier soir, avec une vague de points trimestriels émanant des géants américains de la haute technologie.

Alphabet (+6,5%) a ainsi dévoilé jeudi soir un bénéfice net en progression de 59% à plus de 11,2Mds$, grâce aux "Google ads", soit 16,40$ par action, un BPA s'établissant donc fortement au-dessus du consensus de marché.

Apple (-5%) a enregistré un chiffre d'affaires record de 64,7 milliards de dollars ce trimestre, dont 59% ont été réalisés à l'international, avec un BPA de 0,73 dollar supérieur au consensus.

Pour sa part, Facebook (-3%) a publié un bénéfice trimestriel net en hausse de 29% à 7,85 milliards de dollars, soit 2,71 dollars par action, un BPA largement supérieur aux anticipations des analystes.

Côté valeurs, St Gobain reste largement en tête du classement avec +4,7% (hausse du C.A sur 12 mois malgré le confinement), devant Safran avec +3,4% et Total avec +2,75%.

Aéronautique encore avec le Crédit Suisse qui revoit à la baisse ses attentes concernant le bénéfice net de d'Airbus avec un recul de 700 millions d'euros en 2020 et respectivement -5% / -2% / 0% / -1% entre 2021 et 2024. Crédit Suisse maintient sa note de " surperformance " mais abaisse légèrement son objectif de cours, de 106 à 103 euros.

Oddo BHF conserve son opinion "achat" sur Nokia (+1% à 2,82E) à ce stade, "en donnant le bénéfice du doute au management (dans un secteur difficile où les différents managements ont tour à tour déçu)", mais abaisse son objectif de cours de 20% à 3,6 euros.

L'équipementier télécoms a surtout "averti" sur 2020, donné une guidance de marge 2021 largement inférieure aux attentes et retiré ses objectifs 3/5 ans de MOP entre 12 et 14%.

Tenant compte des nouvelles guidances, Oddo révise ses estimations de BPA 2020 de 9% et 2021 de 30%. Il a réduit sa prévision de CA et vise désormais une baisse du CA de 2% et une MOP de 8,3%, légèrement inférieure au milieu de la guidance.

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