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WallStreet: plombé par semi-conducteur et tensions USA/Chine

(CercleFinance.com) - l'image des places européennes, Wall Street a clôturé dans le rouge, mais la comparaison s'arrête là car les indices US ont longtemps entretenu l'espoir d'une poursuite du rally haussier survenu lundi.


New York avait pris un très bon départ, progressant bien au-delà des attentes les plus optimistes : le Dow Jones (-0,4% au final) progressait de +0,5% vers 16H30, au-delà des 24.680Pts, un nouveau zénith depuis début mars.
Le S&P500 grappillait +0,1% et se rapprochait des 3.000Pts... avant d'inverser la vapeur et de perdre jusqu'à -1%, puis d'en terminer à -0,8%.

Le Nasdaq finit en baisse de -1%, dans le sillage de l'indice SOX des semi-conducteurs qui chute de -2,7%: l'indice s'éloigne un peu des sommets, il en termine à 6% de son record absolu.

Le climat est assombri pour cause d'escalade des sanctions/représailles sino-américaines dans le domaine des embargos : l'un concerne les fournitures de composants US aux firmes chinoises, l'autre les investissements de fonds américains dans le actions chinoises cotées aux Etats Unis ou listées sur des indices mondiaux.
Un projet de loi adopté par le Sénat US pourrait même empêcher certaines sociétés chinoises de coter à Wall Street si elles ne respectent pas la réglementation nationale.
Baidu a aussitôt annoncer réfléchir à se dé-lister du Nasdaq pour regonfler sa valorisation, jugeant son action très sous-évaluée.


Wall Street affichait de belles dispositions dès 14H30, suite à la publication de l'indice de la Fed de Philadelphie (Philly Fed) qui s'établit à -43,1 en mai, contre -56,6 en avril 2020... c'est toutefois moins positif que le score de -40 attendu, mais le pire semble derrière nous.

Pas vraiment de bonne surprise avec les chiffres du chômage hebdo publié par le Département américain du Travail : il a dénombré 2.438.000 nouveaux inscrits aux allocations chômage la semaine dernière, à comparer à 2.687.000 la semaine précédente (2.981.000 en estimation initiale) alors que le consensus escomptait un score de 2.400.000.
Il faut rajouter à ce total 2.000.000 de salariés qui sont affiliés à des organismes privés offrant des garanties de ressources (en cas de chômage) et qui ne font pas partie des statistiques officielles.
Cela fait donc un total de 4,4 millions d'américains qui ont perdu leur emploi du 9 au 16 mai et dans ce cas, le total des chômeurs s'établit à 38,4 +2, soit 40,4 millions... et la barre des 50 millions se rapproche dangereusement.

Selon les chiffres du Département américain du Travail, le taux de chômeurs indemnisés ressort à 14,3% contre 5% au pire de la crise des "subprime"... mais un autre calcul incluant tous les indemnisés donne un taux de 17,4%.
La Maison Blanche a prévenu que les mesures exceptionnelles de prolongation des droits au chômage ne seront pas étendues au-delà du mois d'août.

Donald Trump vient également de prévenir qu'en cas de seconde vague de pandémie (ce dont il doute fortement), les Etats Unis ne seront pas reconfinés.
Il plaide de surcroît pour un nouveau "stimulus fiscal" (en plus des plans déjà adoptés pour soutenir l'emploi et subventionner les entreprises), c'est à dire des baisses d'impôts (en faveur des classes moyennes cette fois ?) qui contribueront à aggraver encore les déficits.

Selon le PMI composite d'IHS Markit publié en milieu d'après-midi, la contraction de l'activité dans le secteur privé américain semble moins sévère que prévue : le PMI ressort à 36,4 en estimation flash, à comparer à un plus bas historique de 27 inscrit au mois d'avril.
Le PMI des "services" ressort au-delà des attentes à 36,9 contre 30 estimé.
"Nous anticipons un déclin du PIB à un rythme annualisé de l'ordre de 37% au deuxième trimestre, et il faudra deux ans à l'économie pour retrouver le pic d'avant la pandémie", prévient Chris Williamson, chief business economist chez IHS Markit.

Steven Mnuchin tente de regonfler le moral des américain: "l'économie US va toucher le fond au 2ème trimestre avant de connaître une reprise "gigantesque" au 4ème trimestre" (ça tombe bien, ce sera pile au moment de l'élection présidentielle).

Côté valeurs, le Nasdaq a été plombé par AMD, KLA, Micron et Analog Devices perdent -3,1%, JD.Com -3,2%, Applied Mat -3,3%, Qualcomm -3,3%, Microchip -4%, NXP -4,6%, puis Intel, Cisco et Activision -1,8%.

Au sein du S&P500, un secteur s'est particulièrement distingué, c'est celui des grandes enseignes de distribution et des "marques" : L.Brands +18,2%, Gap +11,6%, Kohl's +7,8%, Ross Stores +6,6%, Nordstrom +5,9%, Under Armour +5,3%, Ralf Lauren et Ulta Beauty +4,4%...


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