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CAC40: préserve les 3.900 avec riposte de la FED +congrès US

(CercleFinance.com) - Le CAC40 entame le mois d'avril par un repli de plus de -3,3%, juste au-dessus des 3.
900 au final.
L'Euro-Stoxx50 recule de "seulement" -2,5% dans le sillage du Dow Jones qui affichait -3,7% vers 17H30 (à 18.450, au plus bas depuis fin novembre 2011, il se prépare à inscrire son pire mois boursier depuis 1931).

Le S&P500 avec -3,8% à 2.220 à mi-séance se retrouvait au plus bas depuis décembre 2016 et la jauge de la volatilité qui lui est associée (le "VIX") parvient pour une fois à ne pas s'enflammer (stabilité vers 65).

Autre signe de défiance, les T-Bonds US (2030) bénéficient d'un "flight to safety" qui fait chuter leur rendement de -17Pts, de 0,93% vers 0,76%.

Rappel: ce matin, le CAC40 affichait allègrement -4,5% (vers 3.850): d'un point de vue technique, l'indice reste certes volatile et vulnérable mais il fait des "creux" de moins en moins profonds ce qui pourrait être bon signe.

Les investisseurs redoutent les premières statistiques économiques évaluant l'impact de l'épidémie de Covid-19.

James Bullard, le patron de la FED de Saint Louis (Missouri), évoquait un taux de chômage explosant à 30% au printemps et un PIB amputé de -50% (prévision bien plus pessimiste que Morgan Stanley avec -30%).

Mais les scénarios catastrophe pourraient être grandement relativisés si Donald Trump parvenait à faire passer un "package" de soutien aux citoyens et aux entreprises de 2.000 + 2.000Mds$ (4.000 en tout), sans oublier les 1.000Md$ de "repo" quotidien de la FED et ses 1.000Mds$ d'achat d'actifs en mode "QE no limit".
La FED vient d'annoncer l'accélération de son programme de rachats d'actifs à 625Mds$ par semaine, soit 1.300Mds$ par mois, sans horizon de temps.

Le Congrès a déçu ce weekend en n'adoptant pas le "package" de la Maison Blanche... mais les parlementaires débattent davantage sur la répartition de l'argent que sur le principe ou le montant, donc ce n'est qu'une question d'heures ou de jours avant une adoption, sinon, ce serait une immense déception.

Côté Europe, l'Eurogroupe va se réunir en téléconférence afin d'élaborer une stratégie commune de sortie de crise et discuter de l'opportunité d'émettre des "coronabonds", des emprunts obligataires à l'échelle de la zone euro, ce que l'Allemagne a toujours refusé considérant que cela revenait à mutualiser les pertes des pays les moins bien gérés.

La publication, cette semaine, des premières statistiques pour le mois de mars en Europe et aux États-Unis devrait permettre une première évaluation de l'impact de l'épidémie sur l'activité mondiale.

Les indices PMI "flash" compilés par Markit dévoilés demain seront particulièrement surveillés afin de se faire une idée de l'effet de la pandémie sur les économies des États-Unis, de la zone euro, du Royaume-Uni et du Japon. Les investisseurs chercheront également à en savoir plus sur le nombre des inscriptions au chômage aux États-Unis, appelés à s'envoler au cours des prochaine semaines.

Dans l'actualité des valeurs, les nouvelles et les communiqués sont toujours marqués par l'épidémie de coronavirus.

De nombreuses entreprises annoncent suspendre toute "guidance" pour 2020 (elles sont si nombreuses qu'il est impossible de toutes les lister) et la suppression de leur dividende (Boeing vient de le faire).

Au sein du CAC40, Vinci (-6,5%) prévient qu'il "apparait que l'objectif d'une progression du chiffre d'affaires et du résultat pour 2020 ne pourra pas être tenu".

Saint-Gobain (-4%) annonce prendre toutes les initiatives nécessaires pour limiter le plus possible les effets de la pandémie sur son résultat d'exploitation et sa trésorerie, dont une adaptation de la structure des coûts et des reports de dépenses. Le groupe va aussi réduire ses investissements industriels en 2020 par rapport à 2019, "très significativement au-delà des 200 millions d'euros de réduction initialement annoncés, en reportant tous les projets possibles prévus pour les prochains mois".

S'il est trop tôt selon lui pour déterminer l'ensemble des impacts de la crise du coronavirus sur ses résultats, Schneider Electric indique que ses objectifs 2020 publiés le 20 février "ne sont plus pertinents et sont donc suspendus".

Airbus (-13,8%, à égalité avec Safran) annonce des mesures visant à renforcer ses liquidités et son bilan face à la pandémie de COVID-19. "Nous avons annulé nos prévisions 2020 en raison de la volatilité de la situation" a déclaré Guillaume Faury, Président exécutif (CEO) d'Airbus. Airbus entend assurer la continuité de ses activités, même en cas de crise prolongée, en maintenant la production.

Dans le contexte de la crise sanitaire Covid-19, EDF affirme "disposer en particulier des moyens opérationnels et financiers d'assurer la production d'électricité nécessaire en France dans tous les scénarios actuellement envisagés. Son hypothèse de production nucléaire en France pour 2020 est en cours de ré-examen et sera ajustée à la baisse. L'objectif d'EBITDA fixé pour 2020 est maintenu à ce stade pour ce qui concerne le seuil bas de la fourchette, mais est susceptible d'être revu.

Dans un contexte de prix du pétrole de l'ordre de 30 dollars la baril, Total (+6%) a annoncé un plan d'actions comportant des économies de Capex (dépenses d'investissement) organiques de plus de trois milliards de dollars, soit plus de 20%. Le plan prévoit aussi des économies de 800 millions de dollars en 2020 sur les coûts opératoires par rapport à 2019 au lieu des 300 millions annoncés précédemment, ainsi qu'une suspension du programme de rachat d'actions.
Outre-Atlantique, ses homologues Exxon (-6%) et Chevron (-9%) menacent d'enfoncer de nouveaux planchers historiques.

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