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Paris: volatilité sous contrôle, rechute du baril sans effet

(CercleFinance.com) - Le CAC40 (+0,24% à 5.
615) a fini dans le haut de la fourchette du jour après être resté emprisonné dans une "camisole algorithmique", oscillant autour d'un cours pivot de 5.600 (hier, c'était 5.630).
L'Euro-Stoxx50 grappille +0,1% à 3.521 : même phénomène d'écrasement de la volatilité, particulièrement évident puisque même la brusque rechute de -5 à -6% des cours du pétrole vers 15H40 n'a pas provoqué de réponse proportionnelle des indices boursiers (+0,3 à +0,4% seulement).

A Wall Street, à mi-séance, les indices US restent sans direction avec une quasi stagnation du S&P500 et du Nasdaq et une légère baisse de -0,1 du "Dow".

Pourtant, les marchés auraient dû se montrer soulagés suite à un communiqué provenant d'Arabie Saoudite qui se déclare capable de fournir "très rapidement" 70% des 5,7 millions de barils de capacité perdue ce weekend après l'attaque du complexe pétrolier d'Abkaik et qui espère renouer avec une productions "proche de la normale" sous 2 à 3 semaines.

La réaction sur les contrats à terme a été brutale puisque le cours du baril rechutait de -6,3% à Londres (vers 63,5$) et de -6% à New York (le WTI retombe sous 59,3$) avant de réagir à la hausse... mais le "WTI" perd encore -5% ce soir à 59,7$.

Par ailleurs, l'Arabie dispose de "stocks importants", voisins de 190 millions de barils, de quoi "voir venir" durant 7 à 8 semaines.
Les marchés ne croient pas une évolution du dossier Arabie/Yémen vers une conflagration militaire avec l'Iran, pourtant désigné comme "fauteur de chaos dans le golfe persique" par une bonne partie de l'entourage de Donald Trump (à commencer par Jim Mattis).

Trump a d'ailleurs été le premier à affirmer qu'il ne privilégiait pas l'option militaire, même s'il se déclare prêt à "appuyer sur le bouton" si la responsabilité de Téhéran dans une attaque directe contre l'Arabie depuis son propre sol était démontrée.

"Tant qu'un conflit armé est évité, l'attention des investisseurs devrait donc continuer de se porter sur les tensions commerciales entre les Etats-Unis et les perspectives en matière de politique monétaire de la Fed", ajoute Capital Economics.

Autre bonne surprise, la production industrielle des États-Unis a augmenté de +0,6% en août après une baisse de -0,1% en juillet, selon les données de la Réserve fédérale, alors que le consensus visait un gain plus modeste de +0,2%.
La production du seul secteur manufacturier a augmenté de +0,5% tandis que celle du secteur minier a repris +1,4%.

De son côté, le taux d'utilisation des capacités dans l'industrie américaine est ressorti en hausse de 0,4 point à 77,9% le mois dernier, un taux supérieur de 0,3 point au consensus.
L'indice de confiance des promoteurs immobilier "NAHB" rebondit de +2Pts à 68 contre 66 au mois d'août.
Tous ces chiffres témoignent d'une évidente robustesse de l'économie américaine dont la FED va devoir tenir compte alors qu'elle est mise sous pression par Trump pour abaisser agressivement ses taux de -100Pts cette année et de -100Pts l'an prochain.

En Europe, l'indice ZEW du sentiment des investisseurs allemands, retombé récemment à un plus bas de sept ans, est ressorti à - 22,5 points pour le mois de septembre, bien au-dessus des -38 attendus.
Le "ZEW" retrouve ainsi peu ou prou son niveau de juin, tout en restant sous sa moyenne de long terme (+ 21,5 points).

"Les craintes plutôt élevées quant à une nouvelle intensification du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine ne se sont pas concrétisées. Et on espère toujours qu'un Brexit sans accord sera évité", indique l'institut économique de Mannheim.

Cependant, "les perspectives demeurent négatives", ajoute-t-il : le sous-indice des conditions actuelles est ressorti à - 19,9 points, à mettre en regard des anticipations (- 15) et du chiffre du mois d'août (- 13,5). Il s'agit d'un plus bas depuis mai 2010.

La Banque de France de son côté dévoile sa nouvelle prévision de croissance pour 2019 et elle est légèrement révisée à +1,3% (contre +1,4%) mais cela reste supérieur à un consensus d'économistes qui table sur +1,1%.
La BdF souligne des chiffres de l'emploi assez robustes en 2019, elle attend +1,3% également en 20020 et +1,4% en 2021.

Du coté des valeurs, Total (stable au final) annonce l'augmentation de sa capacité de production d'éthylène de 30 % en Corée du Sud.
Son PDG, Patrick Pouyanné, estime à 5 centimes l'impact immédiat des événements saoudiens sur les prix à la pompe.

La plateforme intégrée raffinage-pétrochimie de Daesan en Corée du Sud, détenue par Hanwha Total Petrochemical, a démarré ses nouvelles capacités de production d'éthylène.

Dans le même secteur "énergie", Technip FMC retombe au contraire de -6,1%.
Les secteurs des équipementiers auto ferme la marche avec des écarts voisins de -3,5% à -4% sur Faurecia et Valéo.

Ubisoft Entertainment annonce aujourd'hui le lancement d'une émission d'obligations à option de conversion en actions nouvelles et/ou d'échange en actions existantes (OCEANEs) à échéance 2024 par voie de placement auprès d'investisseurs qualifiés uniquement pour un montant nominal maximal de 500 millions d'euros.

L'action Virbac flambe de 18,3% à la Bourse de Paris après le relèvement de ses prévisions à l'occasion de la publication de ses comptes semestriels.
Dans le secteur pétrolier, Bourbon (transport maritime) flambe de +12,2%

Le groupe vétérinaire a indiqué hier soir que la croissance de ses ventes à changes constants sur l'ensemble de 2019 s'annonce désormais dans le haut de la fourchette précédemment visée, qui va toujours de 4 à 6%.

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