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CAC40 : suspens concernant les supports des grands indices

(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris va tenter de sauver ses supports d'ici 17H35.


Le CAC40 avait entamé la séance en repli de -1,8%... puis ce repli s'était réduit de moitié avant les chiffres américains publiés à 14H30 (le CAC40 remontant vers 7.975).
La lourdeur s'impose de nouveau à 30 Mn de la clôture avec un CAC40 à -1,5% qui revient flirter avec les 7.920: il va falloir en terminer au-dessus de 7.930 pour écarter un risque de glissade plus appuyée.
Le SBF-120 (-1,5% à 5.990) pourrait également "sauver" les 6.000.

Idem pour l'Euro-Stoxx50 chutant de -1,4% vers 4.916 et qui devra préserver les 4.930.
Pour mieux comprendre cette séquence en "portes de saloon", il faut tourner vers Wall Street où la tentative de rebond espérée ce matin tourne court: le S&P500 et le Nasdaq se dégradent de -0,2% dans le sillage de Tesla (-3,8%, le titre retombe sous la barre des 500Mds$ de "capi").

Les bourses continuent de souffrir de la brusque remontée des rendements obligataires, laquelle s'est fortement accentuée hier en réaction à des chiffres des ventes de détail aux Etats-Unis ressorties au-dessus des attentes.
Le rendement des Treasuries à 10 ans, baromètre du sentiment du marché sur la santé de l'économie américaine se tend encore de +2Pts à 4,648%, un pic de presque cinq mois, le "30 ans" culmine à 4,800% (4,765% ce soir), le "2 ans" tutoie les "5%".

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, se tend de +6Pts autour de 2,49% (2,51% au plus haut), nos OAT renouent avec les 3% (+6Pts), les BTP italiens affichent +7Pts à 3,907%.

Dans ce contexte, les investisseurs redoutent que le niveau élevé des rendements empêche les actions de répondre positivement à la saison des résultats d'entreprises en cours.
La hausse du "30 ans" semble avoir fortement pénalisé l'immobilier :
le Département du Commerce fait état d'un plongeon de 14,7% des mises en chantier de logements aux Etats-Unis en mars par rapport au mois précédent, à 1.321.000 en rythme annualisé, après un bond de 12,7% en février.

Les permis de construire de logements américains -censés préfigurer les mises en chantier futures-, ont chuté pour leur part de 4,3% à 1.458.000 le mois dernier. Enfin, les achèvements de logements ont décroché de 13,5% à 1.469.000 (pas de "facteur météo" pour expliquer ce repli).

La production industrielle des Etats-Unis a de nouveau augmenté de 0,4% en mars (tout comme en février), avec notamment un bond de 3,1% de la production automobile (véhicules et équipements).

Toujours selon la Réserve fédérale qui publie ces chiffres, le taux d'utilisation des capacités dans l'industrie américaine s'est accru de 0,2 point à 78,4% en mars, soit un niveau inférieur de 1,2 point à sa moyenne de long terme (1972-2023).

En Europe, l'indice ZEW, qui mesure le sentiment des investisseurs et des analystes financiers en Allemagne, a atteint en avril un niveau qu'il n'avait plus touché depuis deux ans, suggérant que la première économie d'Europe est en passe de sortir de l'ornière.

L'institut économique basé à Mannheim indique que son indicateur du sentiment des investisseurs s'est inscrit en hausse à 42,9 ce mois-ci, après 31,7 en mars, soit un plus haut depuis mars 2022.

La composante des conditions actuelles ne s'est pourtant que légèrement améliorée de 1,3 point, à -79,2, alors que les analystes anticipaient une reprise plus prononcée, autour de -76.

Le ZEW attribue la remontée de son indice de confiance au redressement de l'économie mondiale, la moitié des personnes interrogées dans le cadre de son étude ayant déclaré attendre un rebond de l'activité à un horizon de six mois.
La récente appréciation du dollar face à l'euro conduit par ailleurs les participants à l'enquête à prévoir un rebond des exportations allemandes à l'avenir, explique l'organisme.
Mais le FMI se montre plus pessimiste sur la croissance germanique en 2024 (+0,2% au lieu de +0,5%) et en 2025 (+1,3% au lieu de +1,6%).

Il y avait aussi des "stats" très attendues ce matin en Chine et elles ressortent mitigées : le produit intérieur brut (PIB) de la Chine a progressé de 5,3% sur un an au cours du premier trimestre 2024 (contre +5,2% fin 2023), d'après des données publiées mardi par le Bureau d'Etat des statistiques (BES), mais les ventes de détail chutent de +5,5% vers +3,3%, la production de +7% vers +4,5%.

Sur le front géopolitique, NBC pensent savoir qu'une riposte israélienne au tirs iraniens de dimanche matin serait imminente : ce pourrait constituer un gros "game changer" et rajouter une bonne dose de stress sur les marchés.

L'euro parvient à se redresser de 0,1% vers 1,0635$, l'Or reprend plus de 1% vers 2.370$, le pétrole "Brent" est peu changé, autour de 90,2$, le WTI est stable vers 85,3$ sur le NYMEX.

Côté valeurs, les géants financiers Morgan Stanley et Bank of America ont publié leurs comptes de premier trimestre à la mi-journée: "BoA" chute de -3,6% suite à l'augmentation de ses provisions pour défaut de crédit (1.3Mds$ contre 0,935 il y a 1 an), Morgan Stanley publie un bénéfice supérieur aux attentes, porté par l'activité "banque d'affaire".

Sur le Vieux Continent, Ericsson a fait état ce matin de bénéfices en hausse au titre des trois premiers mois de l'année, en dépit d'une contraction de ses ventes sur la période.

Selon les stratèges de Berenberg, les incertitudes économiques du moment militent en faveur d'une "pause" sur les marchés d'actions, ce qui les conduisent à privilégier des actifs plus sûrs comme l'or, l'énergie ou les valeurs défensives.


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