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22/02/2024 16:15:00
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Marché: les actions US 'incontournables' selon Pictet AM

Les semaines se suivent, les statistiques tombent et les marchés... ne peuvent que constater la surprenante résilience de l'économie américaine. Conséquence : fin janvier, la Fed a une fois de plus douché les espoirs de baisses rapides des taux directeurs.

Les récentes statistiques confirment d'ailleurs le découplage évident entre l'économie US et le vieux continent. " Le consensus est plus optimiste pour les États-Unis que pour la zone euro ", ajoute Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, lors de sa réunion mensuelle avec la presse. 

Les prévisions de Bloomberg illustrent aussi le phénomène : le groupe financier table ainsi sur une croissance de 1,3% au États-Unis en 2024 - contre 0,5% pour la zone euro - puis de 1,7% outre-Atlantique en 2025, toujours supérieure à celle du vieux continent (+1,4%). 

Néanmoins, " depuis la Covid, l'exercice de prévisions est devenu plus hasardeux ", met en garde Christopher Dembik, évoquant les facteurs d'incertitudes tels que le déclin structurel de la Chine, le déséquilibre offre/demande sur le marché du travail, le renouveau de la politique industrielle ou encore la destruction de richesse liée à l'inflation élevée.

" Tout cela complexifie la tâche et l'on reste quand même très prudents ", ajoute-t-il 

Alors que les baisses de taux se font attendre, le spécialiste estime que l'assouplissement va s'avérer nécessaire afin d'éviter la déstabilisation, voire l'effondrement, du secteur immobilier.

"La politique monétaire est trop restrictive des deux côtés de l'Atlantique comparé à la situation qui prévalait avant la Covid ", pointe-t-il.

Selon Pictet AM, les premières baisses de taux devrait intervenir à partir de la fin du 2e trimestre avec un total de 2 à 3 baisses, aussi bien côté Fed que BCE. De son côté, "le consensus table sur un repli plus brutal de 150 à 160 pb sans prévoir de récession, ce qui nous semble incohérent en terme de positionnement ", juge Christopher Dembik.

Pictet estime qu'un atterrissage en douceur de l'économie américaine devrait se matérialiser à condition que quatre éléments soient réunis.

" Bonne nouvelle, nous en avons déjà trois ", sourit l'analyste, évoquant notamment l'inflation qui se rapproche doucement des 2% (elle est ressortie à 3,4% en décembre puis 3,1% en janvier, ndlr), le rééquilibrage du marché du travail et surtout, des gains de productivité (+3,2% au 4e trimestre) qui absorbent la hausse des coûts salariaux et légitime les politique de relocalisation. 

Dernière étape : la fin du processus de durcissement monétaire - sans que cela n'entraîne d'instabilité financière. 

Dans cet environnement particulier, le spécialiste est clair : "si l'on cherche du rendement, le marché boursier américain est incontournable ".

Selon lui, le caractère oligopolistique du marché US constitue un atout indéniable. " Les 10 premières capitalisation du Russell-1000 représentent 31% des performances de l'indice. Par ailleurs on constate qu'il y a dix fois moins d'entrées en bourse qu'il y a cinq ans : c'est un phénomène structurel, toutes les start-up se font racheter ".

L'insolente réussite de " sept magnifiques " témoigne d'ailleurs de la concentration structurelle du marché US. 

" Bien évidemment, ce n'est pas sain mais nous n'avons aucun élément qui nous indique que cette situation oligopolistique ne va pas perdurer, voire se renforcer au fil du temps ", conclut Pictet AM. 

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