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27/02/2020 16:49:00
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CAC40: efface tous ses gains depuis le 3 octobre, baril -5%

C'est cette fois officiel, les indices entrent en "territoire de correction" dans une ambiance de "sell off" comme il n'en avait plus été observé depuis décembre 2018, et même la crise financière de 2008 à Wall Street : cela tourne cette fois à la débâcle pour les places occidentales, dans le sillage des valeurs bancaires qui dévissent soudain de -6% en moyenne.

Le CAC40 enregistre un nouveau "sell-off" de -4,7% et pulvérise le palier des 5.500 à la baisse, dégringolant vers 5.420, soit exactement -11% depuis l'ouverture des cotations jeudi dernier (6.110/5.580).
Le CAC40 a maintenant effacé en 5 séances la totalité de ses gains depuis le 2/3 octobre 2019.

L'E-Stoxx50 dévisse également de -4,6% et retombe sous 3.425Pts.
Dans le même temps, les taux longs US pulvérisent de nouveaux plancher historiques avec 1,26% de rendement sur le "10 ans" (-15Pts de base) et 1,75% sur le "30 ans" -13Pts de base): c'est absolument spectaculaire et les specialistes "pricent" désormais 2 baisse de taux (fourchette actuelle 175,/1,50%).

Donald Trump n'est visiblement pas parvenu à rassurer les marchés hier soir en expliquant que l'épidémie provenant de Chine est contenue et que ce sont surtout les démocrates et les médias démocrates qui font peur à Wall Street alors qu'il n'y aucune raison de paniquer.

A Wall Street, le Dow Jones dévisse de -900Pts (-3,4%) vers 26.000, le S&P500 affiche -3,3% et le Nasdaq -3,6%: avec -10% en 5 séances, le S&P500 et le Nasdaq subissent leur pire correction depuis l'automne 2008.
Rappel: le précédent plus lourd repli du Nasdaq était de -16% en janvier/février 2018.

"Les actions ont reculé fortement depuis le début de la semaine, sur fond de crainte que le coronavirus puisse se transformer en pandémie", note Wells Fargo, pointant une chute de 6,3% du S&P500 lundi et mardi, sa pire performance sur deux jours depuis août 2015.

Dans le climat de capitulation actuel, il apparaît que les chiffres du jours publiés à 14H30 ne sont d'aucun secours, bien qu'ils soient satisfaisants.

Conformément à son estimation initiale, la croissance du PIB américain ressort à 2,1% en rythme annuel au quatrième trimestre 2019, selon la deuxième estimation du Département du Commerce, là où les économistes anticipaient en moyenne une petite révision à 2,2%.

La croissance économique s'est ainsi maintenue par rapport au taux de 2,1% du trimestre précédent, soutenue par les dépenses de consommation des ménages, les dépenses des administrations, l'investissement fixe résidentiel et les exportations.

Par ailleurs, l'indice de prix PCE a augmenté de 1,3% au quatrième trimestre, à comparer à une hausse de 1,5% au troisième. Hors alimentation et énergie, ce taux est passé de +2,1% à +1,2% d'un trimestre sur l'autre.

Le Département du Commerce fait état ce jeudi d'une baisse de -0,2% des commandes de biens durables aux États-Unis en janvier 2020, là où le consensus anticipait une baisse plus marquée à -1,5%, après une hausse de +2,9% le mois précédent (+2,4% en estimation initiale pour décembre).

Toutefois, en excluant les équipements de transport, catégorie particulièrement volatile, le niveau des commandes de biens durables s'est redressé de +0,9% d'un mois sur l'autre.

Le Département du Commerce fait état ce jeudi d'une baisse de -0,2% des commandes de biens durables aux États-Unis en janvier 2020, là où le consensus anticipait une baisse plus marquée à -1,5%, après une hausse de +2,9% le mois précédent (+2,4% en estimation initiale pour décembre).

Par ailleurs, en excluant les équipements de transport, catégorie particulièrement volatile, le niveau des commandes de biens durables s'est redressé de +0,9% d'un mois sur l'autre.

Le Département américain du Travail annonce ce jeudi avoir dénombré 219.000 nouveaux inscrits aux allocations chômage la semaine dernière, en hausse de 8.000 par rapport à la semaine précédente (chiffre légèrement révisé, de 210.000 à 211.000).

Les analystes tablaient sur une hausse plus raisonnable de cet indicateur, à 212.000 inscriptions.

Le pétrole poursuit sa dégringolade avec -5,2% vers 46,15$ sur le WTI, preuve que les anticipations de croissance mondiales sont brutalement revues à la baisse.
A paris, CGG et Vallourec plongent de pratiquement -8%.

Le Dollar décroche également de -1,2% à 1,100% face à l'Euro, il efface quasiment tous ses gains annuels !
Janet Yellen (ex-patronne de la FED) depuis le Brooking Institute vient de déclarer vers 16H que le coronavirus pourrait précipiter l'économie américaine en récession: message reçu 5/5 par Wall street !


La grosse surprise de ce jeudi côté valeurs, c'est le sévère décrochage des valeurs bancaires (-6% -6,5% en moyenne).
Renault (-6,5%) inscrit un nouveau plancher vers 27,2E.

C'est la débâcle du côté de l'aérien avec -11% sur Air-France, sur ST-Micro, on se rapproche des -8%.

Getlink publie au titre de 2019 un bénéfice net en hausse de 20% à 159 millions d'euros et un EBITDA à 560 millions (-2%), en ligne avec l'objectif annoncé, pour un chiffre d'affaires stable à 1,085 milliard.

Bureau Veritas annonce un résultat net ajusté annuel en hausse de 8,1% à 451 millions d'euros (1,02 euro par action) et un résultat opérationnel ajusté en croissance de 9,7% à 832 millions, soit une marge en progression de 50 points de base à 16,3%.

Engie (+2%) a réalisé un résultat net part du Groupe de 1,0 milliard d'euros en 2019. " Il est stable d'une année sur l'autre, en raison de l'augmentation du résultat net récurrent et des plus-values de cession " indique le groupe.

Safran affiche un résultat net ajusté (part du Groupe) de 2 665 ME comparé à un résultat net ajusté (part du Groupe) de 1 981 ME en 2018.

Dassault Aviation a réalisé un résultat opérationnel ajusté de 765 millions d'euros contre 669 millions d'euros en 2018 soit une hausse de 14%. Le résultat net ajusté est de 814 millions d'euros en hausse de 20%, (681 millions d'euros en 2018), soit une marge nette de 11,1% du chiffre d'affaires.

Enfin Carrefour -seul rescapé du CAC a annoncé un résultat net, part du Groupe à 1 314 ME, contre (582) ME en 2018. Le cash-flow libre s'établit à 582 ME en 2019, en légère baisse de -54 ME par rapport à 2018.

Oddo BHF confirme sa recommandation "achat" sur Eiffage avec un objectif de cours ajusté de 114 à 119 euros, au lendemain de la publication par le groupe de construction et de concessions de bons résultats annuels, en ligne avec les attentes.

Crédit Suisse confirme son conseil à l'achat sur la valeur Thales avec un objectif de 91 euros.


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