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WallStreet: un sursaut tardif de 9% divise par 2 perte hebdo

(CercleFinance.com) - Si le rebond de près de 2.
000Pts parait "proportionnée" parce qu'il survient au lendemain d'une chute historique de -2.350Pts (et même -3.000 en comptant la baisse postérieure à la séance régulière), sa spontanéité reste à démontrer avec un gain de +7% au cours de la seule dernière demi-heure.

Malgré les 1.985Pts repris, la semaine s'achève sur une perte de -10,4% pour le Dow Jones.
Le Nasdaq engrange +9,35% à 7.875Pts, le S&P500 qui avait testé la veille les 2.400Pts en termine à 2.711... avec les 11 secteurs qui le constituent en repli, les pétrolières, les compagnies aériennes, les casinos, les croisiéristes payant le plus lourd tribut avec des pertes hebdo parfois supérieures à -15%.
Avec l'envolée finale des indices US, le "VIX" a effacé son rallye de la veille jusque vers 76,8: il en termine sur un repli de -23,3% vers 57,8.

Le point d'orgue de la séance, ce fut l'intervention télévisée de Donald trump... particulièrement longue et détaillée.
Les rumeurs provenaient de sources fiables : Donald Trump a effectivement décrété l'état d'urgence et annoncé le déclenchement d'un dispositif qui permettra à l'Etat fédéral de débloquer jusqu'à 50 milliards $ de fonds pour lutter contre le virus.

Un accent particulier sera mis sur le dépistage et les capacités d'accueil hospitalières.

Interrogé sur l'inadéquation de la réponse américaine et la lenteur de la mise à disposition des tests de dépistage, Donald Trump a riposté avec beaucoup d'aplomb: "Je ne me sens en aucune manière responsable, j'ai hérité d'un système qui n'était pas adapté pour faire face à une épidémie d'une telle ampleur".
C'est pourtant lui qui a fortement réduit les dotations du secteur de la santé, dans son obsession de défaire tout ce qu'Obama avait mis en place dans le domaine de la santé.

Mais le rebond de +6 à +7% de Wall Street au cours de la dernière demi-heure (98% de titres terminent en hausse) semble ne pas avoir de lien évident avec les annonces présidentielles (pas de petite phrase de fin de discours saluée avec ferveur par les marchés) et semble avoir été déclenché de façon artificielle dans le cadre d'une action coordonnée de puissants acteurs de la finance, agissant de concert et probablement sous la supervision de la FED.

Wall Street avait par ailleurs réagi sans enthousiasme à la prestation de Steven Mnuchin interviewé vers 14H depuis la Maison Blanche: il a réaffirmé que les petites entreprises seraient "soutenues", les taxe et impôts abaissés (il persiste au passage à prétendre que la chute des rentrées fiscales sera compensée par plus de croissance fin 2020).

Selon lui, la Présidence et la FED travaillent en étroite collaboration pour apporter toutes les liquidités nécessaires afin de prévenir toute faillite d'entreprises en bonne santé.

La Réserve fédérale avait annoncé jeudi qu'elle accélérait les achat d'actifs à de +60Mds$ (à hauteur de 80Mds$/mois) tandis qu'elle vient d'injecter 1.500 milliards de dollars supplémentaires dans le système financier en 3 jours.

Elle poursuivra ses injections quotidiennes (repo) au rythme de 175Mds$ (jusqu'à mi-avril) et se tient prête à faire plus si nécessaire.

Du coté des statistiques, les prix à l'import sont repartis à la baisse en février, la baisse des prix des produits pétroliers en particulier rendant les biens importés moins chers pour les consommateurs.

Après un gain de 0,1% en janvier, les prix à l'importation ont baissé de 0,5% le mois dernier, selon des statistiques publiées vendredi par le Département du Travail (il s'agit de la plus forte baisse depuis août 2019).

Les prix à l'exportation ont, eux, reculé de 1,1% en février, après une hausse de 0,6%, en raison du repli des prix agricoles, légumes, soja et viande en tête d'après les chiffres de Washington.

L'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan a été mesuré à 95,9 points en estimation préliminaire au mois de mars: son niveau affiché au titre du mois de février était de 101 (le consensus anticipait 95).

Du coté des valeurs, les banques US figuraient en tête du peloton avec jusqu'à +22% sur Ameriprise, Northern Trust +20,6%, Morgan Stanley +19,8%, Amex +19,3%, JP-Morgan +18%, Goldman Sachs +17,8%... et là aussi, plus de la moitié des gains se sont matérialisés lors de la dernière demi-heure.

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