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Schlumberger: l'heure du rebond va-t-elle enfin sonner ?

(CercleFinance.com) - Pour un actionnaire résidant fiscalement en France, l'action Schlumberger, bien que cotée à la Bourse de Paris à titre secondaire, n'a pas que des avantages.
Mais tant d'un point de vue fiscal que fondamental, le titre du géant parapétrolier ne manque pas d'atouts.

En dépit de son statut de leader parapétrolier dont la capitalisation, voisine de 80 milliards d'euros, rivalise avec celle de BNP Paribas et fait donc partie du "top 10" des grandes valeurs traitées à Paris, l'action parisienne de "Schlum" est peu traitée. Il est arrivé régulièrement, ces dernières semaines, que le volume quotidien soit inférieur à 1.000 pièces.

De plus, le siège social de la société de tête, Schlumberger NV, est situé dans l'île Curaçao, qui fait partie des ex-Antilles néerlandaises (d'où le code Isin de la valeur, commençant par "AN") et se situe au large du Venezuela. De ce fait, le titre n'est pas éligible au Plan d'épargne en actions (PEA), enveloppe fiscale très prisée des épargnants français en actions.

Cependant, la fin des "taux historiques" des prélèvements sociaux appliqués aux plus-values du PEA est envisagée par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le dernier taux en vigueur (15,5%) risque fort d'être sous peu appliqué à toutes les plus-values, même les plus anciennes, lorsque ce taux pouvait être aussi bas que 0,5%. Pire : ce taux sera porté l'année prochaine à 17,2%. Bref, et contrairement à ce que l'on pouvait attendre, l'avantage fiscal lié à la détention d'actions dans le cadre du PEA va s'étioler un peu plus.

Mais tout n'est pas perdu. A l'inverse, la "flat tax" forfaitaire de 30% sur les revenus des capitaux mobiliers, mesure emblématique, va profiter à la plupart des détenteurs de comptes-titres ordinaires. C'est-à-dire précisément là où le particulier français peut acheter des actions Schlumberger, par exemple, ou tout autre titre de société dont le siège est extérieur au territoire de l'Union européenne.

Que peut offrir Schlumberger ? Certes, le nouvel ensemble récemment formé par Baker Hughes et la division pétro-gazière de General Electric affichera un CA annuel combiné de l'ordre de 32 milliards de dollars. Soit davantage que celui attendu de "Schlum" par le consensus cette année (30,5 milliards de dollars). Mais à la différence de ces grands acteurs américains, Schlumberger est nettement moins exposé à l'Amérique du Nord (moins de 30% environ de son activité) puisque ses clients historiques, réguliers et solvables comptent nombre de compagnies pétrolières nationales. Par exemple dans la zone Moyen-Orient/Asie (31,4% du CA), première région pour le groupe.

Ces dernières années, les compagnies pétrolières, clients de "Schlum", ont sévèrement taillé dans leurs dépenses d'exploration-production, et donc dans les contrats attribués aux prestataires parapétroliers.

Mais à en croire Credit suisse dans une note publiée au début du mois, les affaires sont reparties : après plusieurs années de contraction, les affaires attribuées mondialement aux groupes parapétroliers auraient, calculent les analystes, rebondi d'environ 40% depuis fin 2016. Notamment en Afrique, sur le continent américain et au Moyen-Orient. De plus, de nombreuses négociations de "deals" sont en cours, tout spécialement au Moyen-Orient.

Dans la présentation de ses comptes semestriels le 21 juillet dernier, en hausse sur un an comme en rythme séquentiel, le PDG de Schlum, Paal Kibsgaard, signalait la très bonne orientation de l'activité en Amérique du Nord. Mais il faisait aussi part de "signes de reprise" sur les marchés internationaux, segment-clé pour le groupe.

Or en attendant, en baisse de 29% depuis le début de l'année, l'action Schlumberger se traite sous 60 euros à Paris, contre des pointes à plus de 80 euros observées ces trois dernières années.

Prochain événement inscrit sur l'agenda de Schlumberger : les comptes du 3e trimestre, le 20 octobre prochain.

EG


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