Marché: séance soporifique à W Street malgré les bancaires.
(CercleFinance.com) - Autant la séance en Europe fut placée sous le signe d'un accueil euphorique réservé à la modération des mesures les contraignantes incluses dans le projet "Bâle III", autant la séance fut complètement soporifique à Wall Street où la volatilité disparaissait ou bout du premier quart d'heure et de réapparut jamais jusqu'au coup de cloche final.
Il apparaissait pourtant facile de faire ressortir le "S&P" (-0,1%) du rouge et faire repasser le Nasdaq de -0,36% (à 2.288) à +0,1% -ce qui lui aurait permis de retrouver les 2.300Pts initiaux- ne relevait pas de l'exploit.
Mais il n'y avait pas de "volonté" de tirer les cours ce mardi alors que c'était manifeste vendredi puis de nouveau lundi soir.
Il faut dire que les 3 principaux indices US s'attaquent à des résistances moyen terme importantes et qu'il faut de sérieux arguments pour en triompher.
Wall Street aurait pu prendre prétexte de l'explosion à la hausse du compartiment bancaire en Europe (puis surtout en France avec des écarts de +8% en moyenne), du reflux du Dollar sous les 1,30E (ce qui devrait doper les exportatrices américaines) ou encore de quelques profits trimestriels satisfaisants... mais la vélocité haussière s'évanouit au moment même où les Dow Jones (+0,12%) et le "S&P" repassent dans le vert en terme de performance annuelle.
Mais les indices US auraient également pu consolider alors que l'indice du Conference Board, le baromètre mensuel de la confiance des ménages de juillet, ressort à 50,4 contre 54,3 en juin (précédente estimation de 52,9), alors que les économistes anticipaient un score de 51 ou 52.
Le Dow Jones a été soutenu par les résultats de DuPont qui a bondi de +3,6% à 40,38$ grâce à un bénéfice qui a presque triplé par rapport à fin juin 2009 (la base de comparaison était très favorable).
Hewlett-Packard s'est adjugé +2,15% dans le sillage de concurrent Lexmark qui s'est envolé de 8,5% à 37,75$.
Parmi les déceptions du jour, le sidérurgiste US Steel décrochait de -6,4% (perspectives jugées décevantes) et AK-Steel lâchait -4,7%.
Les plus gros replis au sein du "S&P" affectaient Tellabs (-5,9%), Sprint Nextel (-3,6%) ou encore Chesapeake (-3,2% alors que le pétrole rechute de -3% vers 77,2$).
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