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Taux & devises

Devises: la démission de Gary Cohn pénalise le billet vert

(CercleFinance.com) - Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne confirmait ses gains de la veille (+ 0,71%) alors que la politique économique de l'administration Trump inquiète les opérateurs.
Ce midi, l'euro prenait encore 0,10% à 1,2437 dollar, suivant une tendance similaire contre le yen et le sterling, la neutralité étant de mise face au franc suisse.

Hier, les cambistes espéraient que les menaces brandies par Donald Trump d'imposer des droits de douane sur les importations américaines d'acier et d'aluminium s'inscrivaient dans le cadre de la renégociation des accords commerciaux d'Amérique du Nord.

Or le président américain a réitéré ses intentions. En outre, la démission de Gary Cohn, conseiller économique de Donald Trump et ex-patron de la banque d'affaires Goldman Sachs, signale que l'onde de choc protectionniste divise et pénalise l'administration présidentielle. D'autant que M. Cohn, bien connu et bien vu de Wall Street, pourrait selon des rumeurs être remplacé par Peter Navarro, un économiste connu notamment pour ses positions protectionnistes. De quoi pénaliser les importateurs américains en tirant vers le haut le prix de produits importés que souvent (pour l'aluminium et l'acier par exemple), les Etats-Unis ne peuvent plus produire en quantité suffisante sur leur territoire national pour satisfaire leur demande.

Bref, l'économie américaine risque de pâtir - même si elle ne serait pas la seule - de la concrétisation d'une guerre commerciale. D'autant que des partenaires des Etats-Unis, comme l'Union européenne, ont déjà évoqué d'éventuelles mesures de rétorsion. Enfin, d'autres membres de l'administration Trump seraient, selon les agences de presse, sur le départ, et les chefs de file républicains du Congrès semblent réservés sur ces sujets. Autant de motifs de pénaliser la monnaie américaine sur les marchés de devises.

Dans ce contexte, le rares statistiques de la matinée passent au second plan, d'autant que la principale n'a pas réservé de surprise : la croissance du PIB de la zone euro a été confirmée à 0,6% entre le 3e et le 4e trimestre 2017, soit + 2,7% un an.

Du côté américain, on pourra guetter cet après-midi le rapport mensuel sur l'emploi de l'institut privé ADP, qui préfigure souvent celui que le très officiel Bureau of Labor Statistics dévoilera vendredi. Le consensus sur l'ADP anticipe 195.000 créations de postes non agricoles en février, après 234.000 en janvier. A suivre aussi : l'évolution de la productivité au 4e trimestre, attendue en baisse de 0,1%, et le déficit commercial, qui en janvier devrait se maintenir non loin des 53 milliards de dollars.

Demain midi en Europe, la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE sera suivie de la conférence de presse animée par Mario Draghi.

EG


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