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Peugeot: en baisse avec une semaine marquée par PACE.

(CercleFinance.com) - C'est une rude semaine qui s'annonce pour l'indice CAC 40, en baisse de plus de 2% à cette heure.
Les valeurs automobiles sont les plus durement touchées, à commencer par Peugeot (- 8,4%), Renault (- 6,2%) et Michelin (- 5,7%), Valeo étant moins pénalisé (- 3%). Au-delà de prises de profit sur les cycliques et dans le cas de Peugeot, le plan PACE visant à redresser Opel/Vauxhall semble inquiéter les investisseurs.

Quelles sont les dernières nouvelles de Peugeot SA ? Ses ventes des neuf premiers mois de l'année ont augmenté de près de 13% à 44,15 milliards d'euros. Et même de plus de 30% au seul 3e trimestre (T3), à 15 milliards d'euros, ce qui tient compte d'une première contribution d'Opel/Vauxhall (2,8 milliards).

"Le Groupe PSA et plus particulièrement PCD (Peugeot Citroën DS, ndlr) conjugue désormais une forte croissance avec une discipline de prix et de coût. Ces leviers sont essentiels pour permettre au groupe de relever les défis de demain dans un contexte économique toujours incertain", se félicitait le 25 octobre le directeur financier, Jean-Baptiste de Chatillon.

Et le groupe de souligner ses objectifs à moyen terme, hors Opel/Vauxhall, qui prévoient notamment une marge opérationnelle courante de plus de 4,5% pour la division automobile entre 2016 et 2018, avant plus de 6% en 2021. Ainsi qu'une "croissance de 10 % du chiffre d'affaires du groupe entre 2015 et 2018, en visant 15% supplémentaires d'ici 2021". Toujours sans tenir compte d'Opel/Vauxhall.

Or c'est bien ce dernier point qui semble perturber les investisseurs. Jeudi matin, Peugeot a aussi présenté le plan PACE par lequel il entend redresser son acquisition allemande. Qu'en retenir ? Qu'Opel/Vauxhall devrait renouer, pour sa branche automobile, avec une marge opérationnelle courante de 2% "d'ici 2020". Notons aussi l'intention d'abaisser le "point mort financier à 800 000 véhicules", d'"électrifier" toutes les gammes, le tout avec "l'intention de conserver et moderniser toutes les usines et d'éviter les départs contraints".

Qu'en pensent les analystes ? Chez Société générale (SG), on se veut confiant en constatant que le plan PACE d'Opel/Vauxhall ressemble beaucoup à celui par lequel Carlos Tavares avait redressé Peugeot en 2014, "Back in the Race". Les analystes estiment même que la nette hausse du titre depuis le début de l'année (+ 22%, contre + 0,3% pour Renault) "suggère que le marché anticipe qu'un Opel/Vauxhall revitalisé est en mesure de connaître un redressement accéléré" sous la houlette de Peugeot SA. SG minimisait la baisse de 2% de l'action le jour de la présentation de PACE, estimant cela dû à la situation difficile d'Opel/Vauxhall et à un chiffrage encore imprécis. A l'achat, SG vise 23 euros sur le titre.

Pour sa part, Credit suisse se montre plus circonspect. Neutre sur l'action Peugeot SA avec un objectif de 22,5 euros, les analystes parlent eux aussi de PACE comme d'un "Back in the Race 2.0". Avec cependant une "petite surprise", soulignent les spécialistes : l'absence de fermeture d'usines et de suppressions de postes. "Nous pensions que Peugeot SA laisserait l'option sur la table au cas où le retournement ne se passerait pas comme prévu", regrette une note de recherche.

UBS, également neutre sur l'action Peugeot SA avec une cible de 19,5 euros, note que "PACE reste très dépendant de l'Europe", où la filiale allemande du groupe français réalisera l'essentiel de son activité. Et les cinq usines d'Opel sur le Vieux Continent s'ajouteront aux 12 que détient déjà PSA. Attention aux taux d'utilisation des usines de PSA et d'Opel ensemble, qui selon UBS était inférieur à 80% en 2016. Un point central pour la marge opérationnelle.

C'est finalement Invest Securities qui se montre le plus négatif, en passant à la vente sur l'action PSA avec une cible ramenée à 16,5 euros. Le patron de Peugeot, Carlos Tavares, a présenté la situation "dramatique" d'Opel/Vauxhall. A propos de PACE, "la méthode du retour à bonne fortune est identique à celle du groupe PSA", estime lui aussi Invest Securities. Avec une différence sensible : aucune fermeture d'usine n'est prévue, alors que Peugeot avait en son temps fermé le site d'Aulnay.

Bref, "le redressement sera donc sans doute plus difficile à atteindre qu'il ne l'a été pour Groupe PSA", estiment les spécialistes. Ce qui vient de plus perturber les objectifs à moyen terme dont Peugeot SA s'était doté en mars.

EG




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