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Wall Street: séance des 'trois sorcières' au champagne

(CercleFinance.com) - Quelle séance des "3 sorcières" !

Une des plus profitables depuis l'élection de Donald Trump, illustrant à merveille le principe d'une amplification finale de la tendance (positive) sous-jacente.



Le Dow Jones s'envolait de +1,74% à 25.883 et affiche +3,1% en hebdomadaire, +11% depuis le 1er janvier et +18,5% depuis le 24 décembre; le S&P500 prend +1,1% à 2.776 (+2,5% hebdomadaire) et le Nasdaq +0,6% à 7.472 (soit +2,4% hebdomadaire, mais +12,6% annuel et +20,8% sur son plancher 2018 de 6.190).

Pour les trois indices ci-dessus, les huit semaines écoulées se soldent par la plus forte hausse sur un laps de temps aussi court depuis mars/avril 2009 (rebond post-krach) et c'est même la plus longue série haussière pour le Nasdaq depuis trois ans.

Le catalyseur de cette euphorie -il n'y pas d'autre terme- c'est Xi Jinping lui-même qui a déclaré : "Les négociations entre la Chine et les Etats-Unis ont permis d'accomplir d'importants progrès et se poursuivront la semaine prochaine à Washington".

Cette annonce tombait au lendemain de l'arrivée à Pékin du secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin et du représentant au Commerce Robert Lighthizer... alors que certaines rumeurs faisaient la veille état de difficultés rencontrées dans certaines négociations.

Donald Trump en rajoutait, estimant que "les négociations se passent extrêmement bien"... et se dit prêt à repousser la "deadline" du 1er mars pour parvenir à de meilleurs accords.

Comme toutes les planètes semblent s'aligner, les marchés ont choisi d'oublier que Donald Trump a décrété "l'état d'urgence nationale" pour obtenir le financement de son mur : ils préfèrent retenir sa validation de l'accord sur le budget conclu mercredi entre Démocrates et Républicains.

Les investisseurs ont également choisi de ne s'inspirer que des bons chiffres économiques publiés ce vendredi : rebond de +4,2 points de l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan qui s'établit à 95,5.

L'indice Empire State de la Fed de New York s'est inscrit en hausse de presque +5 points en février pour s'établir à 8,80, après 3,90 en janvier 2019, alors que le consensus anticipait une progression plus modeste à 7,10.

Wall Street a préféré ignorer le recul de -0,6% de la production industrielle des États-Unis en janvier (au lieu d'un gain de +0,1%) et la production manufacturière recule aussi de 0,9% (chute d'activité dans le secteur automobile).
Recul également du taux d'utilisation des capacités dans l'industrie américaine : -0,6 point à 78,2% contre 78,8% anticipé.

Les prix à l'importation aux États-Unis ont baissé de -0,5% en janvier, et toujours selon le Département du Travail, les prix à l'exportation américains ont reculé de 0,6% en données brutes le mois dernier, et de 0,3% hors produits agricoles, autre élément habituellement volatil.
Par rapport à janvier 2018, les prix américains à l'importation et à l'exportation ont respectivement diminué de 1,7% et de 0,2% le mois dernier.

De quoi justifier beaucoup de "patience" de la part de la Fed, et écarter presque définitivement toute nouvelle hausse de taux dans un avenir prévisible.

En milieu d'après-midi, nouveau coup d'accélérateur sur les marchés, de part et d'autre de l'Atlantique : Benoit Coeuré, l'économiste de la BCE, ex-patron de la BdF, déclarait que le ralentissement économique est plus prononcé que prévu et que la BCE réfléchit à la mise en place d'un TLTRO au cas où la situation se dégraderait davantage... ce qui revient presque à promettre d'inonder les banques de liquidités d'ici quelques mois.

Message reçu 5 sur 5 en Europe, et vite répercuté à Wall Street : Bank of America grimpait de +2,5%, Citigroup de +3%, triplé de Morgan Stanley, Goldman Sachs et JP Morgan à +3,1%, Regions Financial et Comerica de +3,2%.
Cette demi-douzaine de titres a vraiment fait la différence, que ce soit pour le S&P500 ou le Nasdaq.

Le secteur "énergie" a également bien performé : le pétrole se redressait de +2,5% à 55,8 dollars sur le NYMEX, soutenant Range Resources +4,8%, Devon +4%, EOG +3,4%, Anadarko +3,3%, Concho +3%, Noble +2,8%.
Le Nasdaq a été soutenu par le secteur des "biotechs" avec Alexion +2,8%, Biogen +2,5%, Regeron +2,2%, puis les semiconducteurs AMD +2,4%, Cisco +2,1%, Nvidia +1,8%, sans oublier les géants Intel +1,7% et Microsoft +1,2%.
Côté replis, on remarquait Netease -5,6%, Applied Materials -4%, Baidu -2,3%, Activision -1,8%... et triplé d'Amazon, Facebook et Alphabet à -0,9%.

Effondrement de Mattel -18,3% sur les plus lourdes pertes publiées depuis deux ans.

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