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Thierry Breton, PDG de Atos

14/12/2017 18:35:00
Après que le spécialiste de la sécurité numérique, Gemalto, a repoussé l'OPA à 46 euros proposée par l'ESN Atos, l'action Gemalto prenait 3% ce matin à la Bourse d'Amsterdam, vers 47 euros. Le marché semble ainsi parier sur une nouvelle offre. A l'inverse, l'action Atos perd d'ailleurs plus de 2% à Paris.

Sur la forme, Gemalto a repoussé la proposition non sollicitée d'Atos dans des termes plutôt vifs, estimant qu'elle "ne relève pas d'une approche amicale et coopérative". Or Atos affirmait le contraire, le terme "amical" revenant par quatre fois dans son communiqué du 11 décembre.

Gemalto indique aussi qu'Atos ne l'a pas contacté avant de se déclarer, contrairement à "l'usage." Et ajoute, semblant irrité : "Le conseil d'administration s'inquiète du fait qu'il pourrait s'agir là de l'illustration d'une différence de culture d'entreprise entre les deux sociétés."

Sur le fond, Gemalto estime, comme c'est courant dans ce genre de situation, qu'il serait mieux à même de continuer à se développer seul, mais aussi que la stratégie proposée par Atos à son égard n'est "pas convaincante". "Nous sommes absolument convaincus par le potentiel de nos marchés en croissance rapide et dans la capacité de l'entreprise à s'en saisir", affirme le PDG de Gemalto, Philippe Vallée, nonobstant les "warnings" portant notamment sur la croissance enchaînés par le groupe depuis plusieurs trimestres.

Gemalto affirme aussi que d'Atos "sous-estime de manière significative la valeur de Gemalto", argument classique qui laisse ouverte la porte à une surenchère. "Le prix proposé de 46 euros ne reflète pas les positions de leader de Gemalto sur ces segments à forte croissance, et se situe bien en dessous des niveaux de valorisation de sociétés spécialisées dans les activités Gouvernement et Cybersécurité hautement stratégiques", ajoute Gemalto, qui évoque aussi un partage "non équitable" des synergies.

Notons au passage que Gemalto reconnaît qu'Atos a bien choisi son moment : "l'offre vient à un moment où Gemalto a stabilisé ses performances après une période difficile". Difficile de le reprocher à Atos.

En réponse, Atos a maintenu hier soir son offre à 46 euros, en continuant de la qualifier d'"amicale". Le groupe dirigé par Thierry Breton prépare toujours le projet d'offre qui sera présenté à l'AFM, l'autorité financière néerlandaise. Il va aussi répondre aux arguments de Gemalto.

Et maintenant ? Selon les analystes d'Aurel BGC, "le titre (Gemalto) s'échange à 47 euros, ce qui est le signe que le marché croit à un relèvement de l'offre. Il n'est pas interdit de penser, en outre, que des actionnaires activistes, très agressifs depuis maintenant quelques années, pourraient se mêler à la bataille."

Avant ces annonces, les analystes d'UBS misaient déjà, dès hier, sur une contre-offre. Leur objectif de cours était alors fixé à 49 euros.
 

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